Les conséquences de l'inactivité sur la santé

Selon l'OMS, la qualité de vie est la perception qu'a un individu de sa place dans l'existence.
Les quatre dimensions principales de la qualité de vie sont :

• l'état physique (autonomie, capacités)
• les sensations somatiques (symptômes)
• l'état psychologique (émotion, anxiété, dépression)
• les relations sociales et le rapport à l'environnement (familial, amical et professionnel)

La valeur de l'homme étant dans nos sociétés, associée à son statut socioprofessionnel, le demandeur d'emploi a l'impression d'être tombé très bas, avec perte d'estime de soi, une sensation de vide et parfois la sensation d'être abandonné ou d'être défavorisé.

Le chômage a une forte valeur prédictive de solitude. Se retrouvant en incohérence avec la société d'abondance individualiste, le chômeur a tendance à se replier sur lui-même et peut se sentir responsable de difficultés inhérentes à la société.

Des modifications du comportement de santé sont souvent associées au chômage. Ainsi est fréquemment notée l'augmentation d'attitudes délétères par augmentation de consommation de substances toxiques (médicaments, alcool, tabac, etc...). Des habitudes de sommeil irrégulières sont adoptées.

Enfin, l'inactivité professionnelle provoque une baisse de l'activité physique nécessaire à l'équilibre du corps humain. L'ennui prédomine.

La famille en question

Lorsqu'un jeune est forcé de rester chez ses parents au moment où il devrait acquérir son indépendance, la famille devient dans un premier temps un refuge.

Mais les relations familiales se détériorent rapidement car le jeune supporte mal sa dépendance financière qui renforce son sentiment de culpabilité.
Plus la dépendance s'installe et plus les parents font sentir au jeune qu'il représente une charge et qu'il doit fournir des services en contrepartie.
Des conflits surgissent entre les parents et le jeune et entreles membres de la fratrie.

L'attitude des parents va donc être déterminante dans la façon dont le jeune va vivre cette période d'inactivité.
D'autant que le manque de moyens financiers va contraindre petit à petit le jeune à ne plus se sentir l'égal de ses amis car il ne peut partager leurs activités et échanger des expériences avec eux. Son réseau social va se restreindre et la cellule familiale va devenir le lieu principal de relation avec les autres.

Si cette situation se prolonge, elle peut générer chez le jeune une crise profonde face à laquelle les membres de la famille restent bien souvent démunis.
Et c'est alors que s'étendent à l'entourage familial les sentiments de peur, d'anxiété et de culpabilitéde ne pas savoir accompagner le jeune vers l'accès à son premier emploi…

La cellule familiale élargie aux cercles des plus proches amis et des collaborateurs professionnels constitue le plus souvent un soutien moral important.
Cependant il convient d'être attentif aux éventuelles pressions involontaires de certains proches.